05 avril 2007
Anti-corruption : bonnet d'âne pour Sarko décerné par Anticor
Le 3 avril dernier, N. Sarkozy lançait une croisade pour la moralisation du capitalisme :
"Je veux moraliser le capitalisme, je n'accepte pas les golden parachutes ou les plans de stock-options qu'on se partage à dix dans une entreprise de mille salariés".
L'association de lutte contre la corruption Anticor a adressé à l'ensemble des candidats un questionnaire sur leur programme sur ce sujet.
Qui a reçu le bonnet d'âne ? N.Sarkozy !
Commentaire d'Anticor :
"Non seulement il n'a pas répondu à nos questions, mais il n'a pas non plus communiqué publiquement sur son patrimoine personnel".
PS. : on apprend sur le site du Nouvel Observateur qu' "un proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, a été entendu mardi 3 avril comme témoin assisté à Nanterre dans une affaire portant notamment sur le détournement présumé de quelque 23,5 millions d'euros dans des ministères entre 1993 et 1997, selon des sources proches du dossier."
Sarko en excès de vitesse
Le magazine Auto Hebdo (4/04) a relevé les vitesses des différents candidats lors de filatures discrètes.
Résultat sans surprise : l'homme pressé Sarkozy raffle la médaille d'or de l'excès de vitesse (130 km/h dans une zone limitée à 70 km/h !).
Onfray - Sarkozy : retour sur l'entrevue
La revue Philosophie Magazine a organisé une rencontre entre les candidat UMP et le philosophe Michel Onfray.
Ce dernier décrit dans son blog (3/04) les impressions qu'il a ressenties face à Sarkozy.
Le portrait est peu flatteur. Je vous invite vivement à le lire !
Quelques extraits :
Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu’assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l’une d’entre elles est animée d’un incessant mouvement de nervosité, le pied n’arrête pas de bouger.(..)
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. (..)
Pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. (..)
Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. (..)
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d’homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu’il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu’elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n’avoir pas à s’arrêter sur lui-même.